Aileen Wuornos
Acrylique sur bois
93 x 65,5cm - 2005
Valeur estimée à :
1 800 €
 

Premier artiste français à exposer à Mössingen (Allemagne) Angelo Madyalès présente une vingtaine d’œuvres de grand et moyen format où l’homme, en permanence, semble affronter d’invisibles forces contre lesquelles il n’a que ses mains nues pour lutter.

A une époque où l’art abstrait tient le devant de la scène, Angelo Madyalès a choisi de se consacrer à une figuration qui, loin de tout classicisme - si l’on excepte le support et les matériaux utilisés - s’affirme par son originalité et l’audace de certaines compositions dont la complexité n'apparaît que secondairement. A titre d’exemple, son "Poisson rouge", toile aux nuances gris-vert, d’une géométrie apparemment simple où le déséquilibre menace, rattrapé de "justesse" par un bras humain tendu à l’oblique.
Un trait expressif, des couleurs vives habilement agencées, pas de décor et une profondeur réduite à son minimum sont la marque de fabrique d’Angelo Madyalès qui, s’il apprécie peu de parler de son travail, ne néglige cependant pas d’en souligner les difficultés : "Lorsque le peintre entend fixer sur la toile une scène quelconque, il a conscience d’au moins deux dangers qui menacent sa peinture. L’un de ces dangers est la narration : en aucun cas le peintre n’est un narrateur, il n’a strictement rien à raconter. L’autre danger est celui de l’illustration : le peintre n’a rien à illustrer". D’une toile à l’autre, le spectateur est en mesure d’apprécier ses propos. Si nous pouvons dire que l’art, à la différence des
autres activités cérébrales, ne s’appuie pas sur la pensée discursive, c’est parce qu’il toucheimmédiatement son auditoire, indépendam-ment du développement intellectuel de celui-ci.

 

L’art s’occupe principalement d’esthétique, c’est-à-dire du contact immédiat et sensible avec la nature, établissant ainsi une relation directe entre le fait et l’homme. C’est là le domaine d’Angelo Madyalès, qui a par ailleurs tenu à faire écouter lors du vernissage de son exposition "La valse de l’Europe", œuvre de son ami le compositeur François d’Aisme.

Hözerne Jungfrau - critique d'art